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Rapports LERASS - Gilets jaunes : enquêtes lexicométriques

11 décembre 2018 - Vie de la communauté

Vous trouverez ci-après deux enquêtes lexicométriques sur les discours des Gilets jaunes et sur les Gilets jaunes, sur Facebook et dans les médias.

Ces études ont été pilotées par nos collègues Brigitte Sebbah et Nikos Smyrnaios, enseignants-chercheurs en SIC à l’Université Toulouse 3 - Paul Sabatier - IUT A (Site Ponsan), et sont reproduites avec leur aimable autorisation ainsi qu’avec celle de leur laboratoire, le LERASS (Laboratoire d’Études et de Recherches appliquées en sciences sociales- EA 827).

Rapports de recherche :

Non à l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s !

8 décembre 2018 - Tribune

(Voir la pétition en bas de page)

Droits d’inscription pour les étrangers extra-communautaires
Communiqué de l’AUREF

Le Premier Ministre vient d’annoncer l’augmentation des droits d’inscription
des étudiants extracommunautaires de 170€ à 2 770 € en licence et,
respectivement, de 243€ et 380€ à 3 770 € en master et en doctorat.
Cette mesure interroge le principe d’une Université française ouverte à tous et
la stratégie internationale de la France en matière d’accueil des étudiants
étrangers et de développement de la francophonie alors que la France est le
premier pays d’accueil non anglophone. Cela pose aussi la question de la
conformité de cette augmentation avec la constitution de 1958, qui dispose que
« l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïc à tous les degrés est un
devoir de l’État. »

Ainsi, cette déclaration, paradoxalement annoncée sous la bannière
« Bienvenue en France », mérite d’être analysée à la lumière du récent rapport
de la Cour des comptes1 et des chiffres de Campus France.
Pour mémoire, les universités ont accueilli plus de 231 000 étudiants étrangers
en 2016/2017, la France étant la 4ème destination d’accueil dans le monde après
les USA, la Grande-Bretagne et l’Australie, suivie de près par l’Allemagne et la
Russie. Pourtant, de 2012 à 2015, elle a déjà perdu une partie de son
attractivité avec une diminution de près de 12% des effectifs des étudiants
internationaux, la France étant le seul pays, avec le Japon, à régresser parmi les
20 destinations les plus demandées.
Si l’on soustrait les étudiants communautaires et ceux bénéficiant d’une bourse
ou d’une exonération de droit, 133.000 étudiants pourraient être effectivement
concernés par la mesure d’augmentation des droits d’inscription. Cela n’inclut
pas les exonérations qui pourraient relever de la politique des établissements,
en lien notamment avec les accords de coopération conclus avec leurs
partenaires internationaux. Cela ne prend pas non plus en compte l’inévitable
effet d’éviction d’une proportion d’étudiants étrangers qui, par comparaison
avec des pays étrangers tels la Suède ou le Danemark ayant pris ce type de
mesures, peut être évalué les premières années à plus de 35%.
Nous assistons ainsi à une forme de renoncement à l’investissement
diplomatique dans l’enseignement supérieur et la recherche au moment même
où l’Etat cherche, à travers des programmes d’investissement d’avenir très
ciblés, à faire émerger 3 ou 4 « champions » internationaux parmi les universités
françaises. Et pourtant la Cour des comptes relève que « l’éventuel effet
d’éviction lié à la modulation des droits en fonction de la nationalité revêt une
importance stratégique pour l’attractivité de la France, sa diplomatie
d’influence et son économie » en soulignant les effets négatifs qui en
découleraient. En effet, sur la partie économique qui est mesurable, Campus
France évalue l’apport des étudiants internationaux à l’économie française, à
environ 1,7 Md€.
Cela ne prend bien entendu pas en compte la propension des
économies des pays développés à « aspirer » les compétences dont elles ont
besoin, dans les pays moins favorisés, les privant ainsi d’un potentiel certain de
développement sans avoir participé à leur éducation ou en l’ayant fait
partiellement seulement. Enfin, n’oublions pas que certaines filières, comme par exemple les mathématiques, l’informatique, la mécanique, pourraient être
considérablement réduites sans l’apport des étudiants internationaux alors que
les besoins de recrutement en France sont importants dans ces domaines.
Face à cette perspective d’une augmentation des droits d’inscription, certains
pays comme l’Egypte ou la Turquie ont déjà indiqué qu’ils étaient prêts à
accueillir les étudiants qui ne seraient plus en mesure de venir étudier en France
afin de bénéficier de cette manne et d’étendre leur influence. Cela desservira
nécessairement la francophonie, autre facteur d’influence, alors que celle-ci
progresse entre autres grâce aux séjours d’études, sachant pourtant que 9
étudiants sur 10 venant en France sont également anglophones. Et d’autres
pays s’inquiètent face aux options qu’il faudra proposer demain à leurs
étudiants en termes de choix d’une langue étrangère et de mobilité.
Par ailleurs, alors qu’est régulièrement affirmée la nécessité de développer
l’attractivité de la recherche française, la mise en place de droits différenciés
pour les doctorants est particulièrement inopportune, le vivier des doctorants
ayant déjà diminué de 15% entre 2009 et 2016.
Cela va à l’encontre des conclusions de la Cour des comptes mais aussi de France Stratégie qui insistait
sur la nécessité de préserver une logique d’attraction des étudiants
internationaux les plus qualifiés pour soutenir la recherche dans les laboratoires
publics.
Ainsi, il apparait clairement que le gain attendu de ces droits différenciés pour
l’inscription dans une filière menant à un diplôme national sera sans commune
mesure avec la somme des effets négatifs que cela générera, tant du point de
vue humain que scientifique, stratégique ou économique. Au demeurant, les
ressources générées, diminuées par le doublement annoncé des bourses de
l’Etat français et par le financement des mesures d’accueil supplémentaires
annoncées spécifiquement pour les étudiants internationaux, ne permettront
pas de répondre à la question récurrente du sous-financement des universités.
Ainsi l’AUREF considère que la mise en place de droits d’inscription différenciés,
faite sans concertation, aura un effet globalement négatif pour la France et la
francophonie. En tout état de cause, cela n’évitera pas le débat nécessaire sur la
stratégie générale de l’Etat en ce qui concerne l’avenir et le financement de
l’enseignement supérieur et de la recherche publics dans un cadre
constitutionnel qui affirme sa gratuité.

Communiqué de l’AUREF en ligne :
http://www.sauvonsluniversite.com/IMG/pdf/20181130_droits_inscription_hors_ue_vf.pdf

Communiqué de l’AUREF sur les droits d’inscription pour les étrangers extra-communautaires (PDF - 253.5 ko)

Institut de Linguistique française, Bilan et remerciements

6 décembre 2018 - Vie de la communauté

Paris, le 6 décembre 2018

L’Institut de Linguistique française (CNRS, FR 2393) est une fédération de recherche du CNRS créée en 2001 sous l’impulsion de Bernard Cerquiglini, à partir des équipes de l’Institut National de la Langue française (InaLF), pour mettre en réseau des unités de recherche travaillant sur la langue française, afin de valoriser leurs réalisations. Elle a été successivement dirigée par Christiane Marchello-Nizia, Benoît Habert, et, depuis 2009, Franck Neveu assure son pilotage. [http://www.ilf.cnrs.fr/]

Cet institut de recherche (composé de 20 laboratoires : 13 Unités Mixtes de Recherche du CNRS, 6 équipes universitaires, 1 équipe de l’INRIA) ne sera pas renouvelé en 2019, ni remplacé, sur décision de l’Institut des Sciences humaines et sociales du CNRS. Le Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement supérieur (HCERES) a fait savoir à la Vice-Présidence à la Recherche de l’Université Paris Nanterre (à laquelle est rattaché l’ILF), que la fédération ne serait pas évaluée en raison de sa fermeture à la fin de l’année 2018. Aucune information officielle émanant du CNRS n’a jusqu’à présent été transmise à Franck Neveu, directeur de l’ILF.

L’ILF, seule institution de son genre en France, constitue un lieu de coopération irremplaçable pour l’avancement et le déploiement des activités de recherche sur la langue française. Son périmètre s’étend aujourd’hui sur plus de la moitié des régions métropolitaines, impliquant une vingtaine d’universités et de grands établissements.

L’ILF a développé considérablement, depuis une dizaine d’années, ses partenariats internationaux, notamment grâce à l’organisation du Congrès Mondial de Linguistique Française (2008 à Paris, 2010 à La Nouvelle-Orléans, 2012 à Lyon, 2014 à Berlin, 2016 à Tours, 2018 à Mons). Chaque édition du CMLF enregistre environ 350 participants, autour de 200 communications et conférences, et environ 100 000 téléchargements d’articles. Depuis 2008, cette grande manifestation a produit plus de 1 000 articles, soit environ 18 000 pages de production scientifique de niveau international accessibles librement en ligne sur le site http://www.linguistiquefrancaise.org/. Le CMLF joue un rôle déterminant également pour le rayonnement de la francophonie, et permet de valoriser des travaux scientifiques de jeunes chercheurs comme de chercheurs confirmés issus de l’ensemble des pays de la francophonie.

L’ILF c’est aussi un partenariat avec les éditions De Gruyter de Berlin (dont le rayonnement scientifique et l’aptitude à la diffusion internationale des ouvrages de recherche ne sont plus à démontrer). Ce grand éditeur scientifique européen a sollicité la fédération afin de développer le domaine de l’étude linguistique du français dans ses collections. Une collection intitulée Études de linguistique française a ainsi été créée. Elle est aujourd’hui riche de 6 monographies. Paraîtra en 2019 la Grande Grammaire Historique du Français (deux volumes de 1 000 pages chacun), qui rassemble les meilleurs spécialistes internationaux du domaine.

L’entreprise de la Grande Grammaire Historique du Français ne pouvait être envisagée qu’à un niveau fédératif. C’est pourquoi l’ILF a défendu ce projet, crucial pour la connaissance scientifique du français. Que la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France ait soutenu activement le projet pendant plusieurs années signale aussi la crédibilité scientifique de notre fédération.

L’ILF c’est aussi l’Initiative Corpus de Référence du français, qui devait trouver courant 2019 sa structure support, et construire sa version pilote destinée à établir les fondements technologiques et scientifiques du projet, et à trouver les partenariats nécessaires à sa réalisation. L’Initiative Corpus de Référence du Français, qu’est-ce c’est ? Rien moins qu’un engagement de la communauté scientifique à construire ce grand corpus numérique de la langue française et des langues de France (corpus écrit, oral, vidéo, à diachronie longue), dont notre pays a tellement besoin pour la visibilité de sa langue, et celle de sa recherche. De nombreux pays européens disposent d’un corpus « national », mais la France n’a pris conscience que tardivement de la nécessité de disposer du sien.

L’ILF c’est aussi des programmes en cours de développement comme le projet portant sur l’étude du français vernaculaire, et le projet de plateforme pour un réseau international de linguistique française qui a pour vocation d’établir une cartographie nationale et internationale des activités de recherche et de formation dans ce domaine.

L’ILF c’est enfin la structure qui porte le consortium « CORLI, Corpus, Langues Interactions » de la Très Grande Infrastructure de Recherche du CNRS Huma-Num (une vingtaine de membres du comité de pilotage, de nombreux groupes de travail, environ 180 chercheurs impliqués). L’ILF est devenu un partenaire incontournable en linguistique de corpus écrits et oraux (dont le français n’est qu’une des langues étudiées).

La fédération ILF s’est toujours battue pour trouver des financements en ressources propres, conformément à ce que les tutelles attendent de leurs entités de recherche. Les subventions que nous avons pu obtenir depuis plusieurs années sont la marque de la reconnaissance scientifique des partenaires de la FR 2393. Mais la dotation du CNRS (tombée à 25 000 € en 2018), et le soutien en ressources humaines et en locaux sont indispensables.

Nous ne voyons pas l’avantage pour le CNRS de faire disparaître l’ILF, alors que la fédération a atteint un haut niveau de reconnaissance scientifique en France comme à l’étranger, ni la pertinence d’une telle mesure dans un contexte de revalorisation de la francophonie.

Le dossier complet des activités de l’ILF, constitué en vue de son évaluation par le HCERES, est téléchargeable à l’adresse suivante :
http://www.franck-neveu.fr/mediapool/76/768102/data/ILF_2018VagueE_Dossier_autoevaluation_SF.pdf

Franck NEVEU
Directeur de l’Institut de Linguistique française (CNRS, FR 2393)
Professeur à Sorbonne Université, Faculté des Lettres

Exigeons le rétablissement des 300 postes mis au concours au CNRS

6 décembre 2018 - Tribune

La recherche publique vit des jours difficiles, alors même que son importance pour la société demeure primordiale. À l’heure où nous sommes confrontés aux défis liés au changement climatique, tandis que les régimes démocratiques connaissent de profondes remises en causes, et alors qu’il s’agit d’être toujours plus vigilant face aux « fake news », jamais la nécessité de comprendre le monde de manière collective et désintéressée, et d’apporter des lumières sur ce qui nous menace n’a revêtu une telle urgence.

Pourtant, il est prévu de supprimer 340 postes de titulaires au CNRS d’ici 2022 qui s’ajouteront aux 1581 déjà supprimés depuis 2005.

Nous ne pouvons rester silencieux devant ce défaut d’investissement dans la recherche, devant le sacrifice d’une génération de jeunes chercheurs et devant la perte de compétences et d’attractivité annoncés de notre système de recherche. Il nous faut exiger le soutien à la recherche fondamentale. Il nous faut aujourd’hui nous mobiliser à nouveau. L’actualité budgétaire nous en donne l’occasion : pour le concours 2019 du CNRS, il est annoncé que seulement 250 postes seront ouverts, contre 300 l’an dernier (-17%) et les années précédentes. Les responsables de section du cnrs viennent de donner l’alarme sur la situation, par un texte publié dans Le Monde et il appartient à chaque chercheur, à chaque universitaire, à chaque étudiant, à chaque citoyen de les soutenir.

Défendre le CNRS, c’est participer à la défense plus générale de l’enseignement supérieur et la recherche publique en France, c’est agir en faveur de la production et la diffusion de connaissances auprès du plus grand nombre.

Signer la pétition : http://rogueesr.fr/postes/

BUSCILA n°52 (novembre 2018)

7 novembre 2018 - Actualités de l’association

Voici le premier Buscila de cette année académique, mais aussi le dernier de l’année civile.
Comme je l’avais dit dans la Lettre de rentrée en septembre, les projets abondent.
Au moment où vous lirez cette livraison de Buscila, les Actes du colloque Les Sciences du langage et la question de l’interprétation (aujourd’hui) auront été remis à l’éditeur, Lambert-Lucas, et ils paraitront en janvier, juste avant le 25 janvier.
Pourquoi le 25 janvier 2019 ? Ce sera d’abord la date de notre Assemblée générale ordinaire, réservée aux adhérents, de 17h30 à 19h. Mais ce sera aussi la date de la désormais traditionnelle manifestation qui précède et qui, elle, est ouverte à tous. Cette année, nous vous proposons de revenir sur le rôle de l’Académie française, ses fonctions, ses positions, relativement aux questions de normes, de variations, d’usages. (...) (lire la suite sur le fichier pdf).

(Adhérer à l’ASL pour avoir accès au numéro complet de Buscila)

buscila_52_court_1_novembre.pdf (PDF - 1019.5 ko)

Lettre de rentrée de L’ASL (septembre 2018)

22 septembre 2018 - Actualités de l’association

Chère collègue, cher collègue,

L’Association des Sciences du Langage souhaite à chacun-e d’entre vous une bonne rentrée académique, en dépit des difficultés qui perdurent, manque de postes, précarité galopante, manque de moyens des universités, cherté de la vie estudiantine, etc. Mais au moment où vont se nouer les contacts avec les nouveaux collègues et les étudiants, nous espérons que cela offrira des occasions de rencontres et de recherches fructueuses.

L’ASL a adopté un rythme estival, mais sans être sourde aux forces vives qui œuvrent avec ténacité au développement de la langue et réfléchissent aux meilleures voies pour en assurer la maîtrise. C’est le sens du soutien de notre association à des initiatives variées, concernant les nouvelles Instructions officielles pour l’enseignement du français ainsi que les déclarations de la présidente du Conseil supérieur des programmes https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/110918/ne-construit-pas-une-education-sur-l-ignorance-et-le-dogmatisme) et aussi pour notre soutien à la proposition de réforme orthographique du participe passé proposée par :
- Le conseil de la langue française et de la politique linguistique de la fédération Wallonie Bruxelles
- Le conseil international de la langue française
- La fédération internationale des professeurs de français
- L’association belge des professeurs de français
(http://www.participepasse.info/ )

Nous nous félicitons de ces initiatives, dont l’ASL n’a pas été à l’origine, il faut le dire, et surtout nous apprécions qu’elles aient été l’occasion d’heureuses convergences de démarches personnelles, associatives et institutionnelles. C’est assurément une voie prometteuse que la convergence des prises de position et des propositions.

Par ailleurs, comme l’ASL ne peut pas se contenter de réagir à des prises de position conjoncturelles (à l’instar de la déclaration de la présidente du CSP, voir supra), notre association poursuit son travail de fond, comme elle l’avait fait pour le prédicat. C’est ainsi que l’ASL travaille avec L. Rosier à un dossier à paraître dans Le discours et la langue n° 9-2, au deuxième semestre 2019, sur les modalités de l’écriture inclusive, concernant bien évidemment les problématiques liées au genre, mais ne s’y réduisant pas non plus. Comme pour le numéro sur le prédicat paru dans Pratiques 175-176 , le dossier rassemblera des études théoriques de haut niveau et des exemples de pratiques diverses d’écriture inclusive dans d’autres langues–cultures que le français et dans d’autres pays que la France.

De la même façon, le comité éditorial (Guy Achard-Bayle, Maximilien Guérin, Georges Kleiber, Marina Krylyschin) chargé de la publication des Actes du colloque 2017 de l’ASL, Les Sciences du langage et la question de l’interprétation (aujourd’hui), a poursuivi cet été le travail éditorial, afin que le volume puisse paraître début janvier 2019, juste avant la manifestation que nous organiserons avant notre Assemblée générale.

Adhérez à l’ASL !

Comme j’ai coutume de le dire, l’ASL essaie d’être utile : aux chercheurs et enseignants, aux étudiants amoureux des langues et du langage. Certes, chacun œuvre en ce sens, dans son laboratoire, son université. Mais l’investissement personnel des uns et des autres ne saurait remplacer un engagement collectif. L’ASL, association professionnelle au service des Sciences du Langage et de ses acteurs, a besoin de vous. Je lance donc un appel vibrant aux nouveaux venus comme aux anciens, aux enseignants-chercheurs et chercheurs comme aux PRAG, ATER, doctorants, doctorants contractuels chargés d’enseignement ou docteurs, à faire le geste de rejoindre l’ASL. L’ASL vous soutient, soutenez l’ASL ! Dans le même esprit, je lance un appel à toutes les bonnes volontés qui voudraient rejoindre le collectif élargi autour du bureau : elles seront les bienvenues !

Nous reprendrons très vite contact avec vous, lors de la parution du prochain Buscila, en octobre.

D’ici là, au nom du bureau, très bonne année académique à tous !

Alain Rabatel, président de l’ASL

Télécharger la lettre :

Notre site internet est aussi le vôtre !

17 septembre 2018 - Actualités de l’association

Avec la modernisation du site internet de l’Association des Sciences du Langage, vous avez désormais la possibilité de publier directement en ligne vos colloques et journées d’études. Pour cela, rendez-vous sur la page "Colloques et journées d’études" du site, cliquez en bas à droite sur "Publier une date", et remplissez les informations données. Après la validation par nos administrateurs, votre texte sera publié sur notre site.

Pour plus d’informations : asl.colloque@gmail.com

Tribune - On ne construit pas une éducation sur l’ignorance et le dogmatisme

12 septembre 2018 - Tribune

Des linguistes répondent à la Présidente du Conseil Supérieur des Programmes : on ne construit pas une éducation sur l’ignorance et le dogmatisme

Une centaine de linguistes, ainsi que plusieurs associations dénoncent l’incompétence de la Présidente du Conseil Supérieur des Programmes. D’après elle, pointent-ils « la langue française est une religion d’État : on la traite non pas d’un point de vue scientifique et éducatif mais d’un point de vue irrationnel et dogmatique. On érige l’ignorance, la superstition et la soumission en principes de pilotage des programmes éducatifs, ce qui est contraire aux finalités officielles de l’éducation en France. »

Tribune signée par les plus importantes associations de linguistes et par plus d’une centaine de linguistes en France.

Liste des associations signataires :

  • Association des Sciences du Langage
  • Association Internationale pour la Recherche en Didactique du Français (AIRDF), section française et section internationale
  • Association Française pour l’Enseignement du Français (AFEF)
  • Association Française de Linguistique Appliquée
  • ASDIFLE - Association de Didactique du français langue étrangère
  • Association D’une langue à l’autre — Langues, éducation, Diversité (DULALA)
  • Association Didac’ressources

Texte de la Tribune :
- Télécharger
- Sur le site de Mediapart

on_ne_construit_pas_une_eiducation_sur_l_ignorance_et_le_dogmatisme.pdf (PDF - 99.4 ko)

Belgique - Nouvelles recommandations sur les accords du participe passé

7 septembre 2018 - Tribune

L’ASL soutient la proposition de réforme orthographique du participe passé proposée par le conseil de la langue française et de la politique linguistique de la fédération Wallonie Bruxelles, le conseil international de la langue française, la fédération internationale des professeurs de français et l’association belge des professeurs de français.

Nouvelles recommandations sur les accords du participe passé : http://www.participepasse.info/

Article de Libération sur cette question :
http://www.liberation.fr/debats/2018/09/02/les-crepes-que-j-ai-mange-un-nouvel-accord-pour-le-participe-passe_1676135

Fausse science : il faut une prise de conscience mondiale

25 juillet 2018 - Vie de la communauté

"Le Monde", aux côtés d’une vingtaine de médias, a enquêté sur 10 000 revues dites « prédatrices » qui contribuent à tromper les administrations et le public.

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