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Actualités

Solidarité de l’ASL avec les Professeurs de l’Université de Trois-Rivières à Québec

15 mai 2018 - Tribune

Le 2 mai, suite à un conflit sur les conditions de rémunération des enseignants, la direction de l’Université du Québec à Trois-Rivières a décrété un lock-out de ses professeurs. Cette décision, absolument inédite,

  • entraine la perte de leur emploi des assistants de recherche au moins durant l’été ;
  • laisse les étudiants de 2e ou 3e cycles sans supervision de leurs professeurs pour leur rédaction de mémoire ou de thèse ou pour leurs communications dans des colloques ; impacte ceux qui doivent déposer leur mémoire ou leur thèse en août pour toucher une bourse doctorale ou postdoctorale en septembre ; retarde la diplomation des étudiants en fin de cursus et par conséquent, l’obtention d’un permis d’exercice d’un ordre professionnel ;
  • annule les colloques et écoles d’été, ce qui aura un impact direct sur l’économie de Trois-Rivières ;
  • entrave la réalisation des programmes de recherche.

L’Association française de Sciences du Langage n’a pas à prendre position sur les demandes des professeurs. Mais elle affirme sa solidarité avec les personnels et les étudiants victimes d’un mode de gestion des conflits en totale contradiction avec des conceptions démocratiques, a fortiori dans des institutions, les universités, chargées de transmettre des valeurs de respect, d’éthique, de collégialité sans lesquelles l’enseignement comme la recherche n’ont plus de sens.

L’ASL condamne fermement cette manifestation d’autoritarisme. Elle se sent d’autant plus solidaire des collègues canadiens que les attaques contre les structures collégiales de gouvernance existent aussi en France, sans prendre la violence dans laquelle s’illustre tristement la direction de l’Université de Trois-Rivières.

Paris, le 10 mai 2018

communique_asl_trois-rivie_res.pdf (PDF - 122.9 ko)

Textes des tables rondes de l’ASL

15 novembre 2017 - Tribune

Table ronde du 18 janvier 2013 : Saussure déposerait-il un projet ANR ?

Texte de présentation ; Texte d’Isabelle Bruno ; Texte de Frank Neveu ; Texte de Loïc Depecker ; Texte d’Alain Rabatel.
Vous trouverez ci-après, en complément aux échanges de notre table ronde de janvier 2012, l’introductionde nos collègues Michèle Monte et Sylviane Rémi-Giraud au n° 102 de la revue Mots (juillet 2013) ; consacré aux Discours sur l’enseignement supérieur et la recherche. Merci aux auteures et à la direction de la revue Mots. Le lecteur pourra se reporter à l’ensemble du dossier.

Le numéro complet sur le portail Cairn
Commander le numéro sur le site de l’éditeur

Textes des tables rondes de l’ASL (PDF - 1.9 Mo)
Textes des tables rondes de l’ASL (PDF - 36.3 ko)

Introduction de l’anglais dans les formations

15 novembre 2017 - Tribune

Lire l’analyse de P. Charaudeau relative à la proposition de la ministre G. Fioraso d’inclure dans les formations des cours en anglais pour attirer les étudiants étrangers à venir étudier en France.

Introduction de l’anglais dans les formations (PDF - 81.8 ko)

Contre la proposition de suppression de la qualification par le CNU pour les MCF et les PU

15 novembre 2017 - Tribune

Le bureau de l’ASL partage l’indignation de la CP-CNU et des sections du CNU qui s’opposent au vote du sénat, à l’instigation d’un sénateur d’EELV, supprimant la qualification pour les maîtres de conférence et professeurs. L’ASL contacte les parlementaires. Vous trouverez ci-après la motion de la 7e section du CNU ainsi qu’un lien vers la pétition à l’instigation de la CP-CNU en ligne http://www.petitions24.net/cpcnu

Le bureau de l’ASL contacte ce jour les Parlementaires.

Du processus de Bologne au « scienglish » : menaces sur les sciences humaines

15 novembre 2017 - Tribune

À l’occasion de la publication du dernier livre de Claire Joubert, Critiques de l’anglais, une table ronde consacrée à la situation faite par la langue anglaise à la littérature dans le nouvel ordre politique et culturel mondial s’est tenue le 30 mai 2016 au Reid Hall (4 rue de Chevreuse), Centre parisien de l’Université Columbia (New York). Cette table ronde réunissait Claire Joubert, Catherine Bernard, François Rastier et Marc Arabyan.

Le textetéléchargeable ici constitue la contribution de Marc Arabyan.

Du processus de Bologne au « scienglish » : menaces sur les sciences humaines (PDF - 63.5 ko)

Contre la « purge » et l’intimidation dans l’Éducation et l’Enseignement supérieur turc

15 novembre 2017 - Tribune

Devant l’intensification de la répression en Turquie, qui frappe notamment le monde enseignant et universitaire, l’ASL vous invite à prendre connaissance du texte ci-dessous à l’initiative de la Conférence (française) des présidents d’université et à manifester votre soutien à la défense des libertés en Turquie.

https://www.change.org/p/turquie-contre-la-purge-dans-l-enseignement-supérieur-université

Communiqué de l’ASL à propos de la polémique sur le prédicat

15 novembre 2017 - Tribune

L’Association des Sciences du Langage observe non sans inquiétude que l’École fait l’objet d’une nouvelle polémique sur les contenus d’enseignement à propos de ce que d’aucuns nomment « l’affaire du prédicat ». Cette situation appelle plusieurs commentaires sur le fond comme sur la forme.

Texte du communiqué

Communiqué de l’ASL à propos de la polémique sur le prédicat (PDF - 143.2 ko)

À la Coordination de la Marche pour les Sciences

15 novembre 2017 - Tribune

L’Association des Sciences du Langage soutiens les initiatives que, d’ores et déjà, plusieurs Sociétés Savantes ont décidé.

Nous appelons nos collègues à participer aux Marches pour les Sciences, le 22 avril prochain, dans un grand nombre de villes françaises.

• en soutien aux collègues des Etats Unis inquiets des positions du nouveau président des USA en matière de recherche

et aussi

• en faveur de la place que les Sciences, la Recherche – toutes les Sciences et toutes les recherches ! – ainsi que l’Université devraient avoir dans notre pays, comme dans les programmes des candidats à l’élection présidentielle française.

Texte du communiqué

Site Web : www.marchepourlessciences.fr
Twitter : @ScienceMarchFR
Facebook : https://www.facebook.com/ScienceMarchFR

Communiqué du CNU sur le suivi de carrière (15 mars 2017)

15 novembre 2017 - Tribune

Message de Mathieu Valette (Président de la section 7 du CNU)

Cher.e.s collègues,

La section 7 s’est prononcée contre la mise en application du suivi de carrière. Elle a adopté à l’unanimité des votants le 29 janvier 2015 la motion suivante : « Bien que n’ayant pas d’opposition de principe à participer à un suivi de carrière des enseignants-chercheurs, la 7e section du CNU (Sciences du Langage) pose comme condition préalable que ses finalités soient clairement définies. Elle demande par ailleurs explicitement que le CNU soit pleinement associé à la réflexion sur les modalités de la mise en place d’un éventuel suivi de carrière. » Par conséquent, la section n’examinera pas les dossiers qui lui seront transmis.

Texte du communiqué

Marche pour les Sciences (et après) : le point à J-3

15 novembre 2017 - Tribune

À J-3, la mobilisation s’amplifie autour de la Marche pour les Sciences, un mouvement non partisan et sans lien avec aucun parti politique !

Vous suivez de plus en plus la Marche sur les réseaux sociaux et vous avez été plus de 10000 à consulter le site web ces dernières 24 heures. L’afflux de soutiens de tout types continue. Cette semaine, nous ont par exemple rejoint l’Académie des Sciences, France Nature Environnement, Tara Expéditions, des unions de professeurs du secondaire et de prépas, le CNES, et l’intersyndicale de l’ESR pour ne citer que quelques uns des nouveaux soutiens. Les conférences de presse ont été bien suivies, de bons articles sortent dans les journaux nationaux et régionaux et le mouvement est couvert par les radios et télés.

Samedi, ce sera à VOUS de faire entendre votre voix dans au moins 24 villes, grandes et petites, en métropole mais aussi à Saint Denis de la Réunion et Nouméa. Alors, parce que votre mobilisation fera la différence, on en remet une couche sous forme d’un petit Q&A, et ON COMPTE SUR VOUS !

Pourquoi marcher ? Pour défendre la place dans notre société de la démarche scientifique fondée sur la collecte et l’analyse critique de faits ! Pour demander que les sciences - toutes les sciences - soient mieux comprises, partagées et débattues avec les citoyens !

Quelle est l’ambition de la Marche ? Refonder les relations entre scientifiques, citoyens et politiques, actuellement marquées par de profondes incompréhensions mutuelles. Il faut rapprocher ces mondes, et reconnaître les efforts en ce sens dans les carrières des scientifiques de tous statuts et niveaux. Ce but ambitieux explique que nos plus de 200 soutiens viennent de tous les domaines de la société : associations citoyennes et de défense de l’environnement, grands établissements de recherche et d’enseignement supérieur, associations de médiation scientifiques, associations de professeurs de sciences, sociétés savantes, syndicats et associations de défense de l’ESR.... Chacun a sa place et son rôle.

Le mouvement s’arrêtera-t-il le 22 avril au soir ? Non ! La marche n’est qu’un début et c’est pour donner du poids aux prochaines étapes qu’il nous faut être très nombreux le samedi 22, jour de la Terre et veille du premier tour. La prochaine étape est la rédaction au cours des prochains mois, avec l’ensemble des soutiens, d’un recueil d’une trentaine de propositions sur les 4 grands buts de la Marche. Une consultation populaire sera alors lancée sur la base de ces propositions. Nous voulons montrer qu’il existe un vaste consensus de tous les acteurs autour des buts de la Marche, et que les politiques de tous bords ne peuvent l’ignorer.

Est-ce que cela va améliorer la situation dans les laboratoires ? La Marche propose de rompre avec l’image trop répandue que les sciences valent surtout par leurs applications immédiates et par l’innovation. Leur rejet par D. Trump met en lumière le rôle démocratique de lanceurs d’alerte des scientifiques, à condition que leur travail soit indépendant de l’influence des lobbies et leurs recherches libres et tournée vers la compréhension du monde qui nous entoure. Pour cela, il faut que les organismes de recherche et les universités aient les moyens de conduire une politique scientifique indépendante et ambitieuse. Cet investissement a un coût qui doit être acceptée par la société... Des propositions iront dans ce sens, et aussi dans le sens de la réforme des procédures de désignation des présidents d’établissements, mais aussi des conseillers et responsables scientifiques au sein des ministères et agences.

Est-ce que cela va améliorer la situation des jeunes scientifiques ? Les dernières années ont vu un accroissement inquiétant de la précarité dans les laboratoires publics. Au point que le nombre d’inscriptions en doctorat chute alors même que le nombre d’étudiants augmente. Or le XXIème siècle a besoin de scientifiques ! La Marche proposera des mesures pour améliorer les perspectives d’emploi des jeunes à la fois dans le monde académique (l’augmentation durable du nombre d’étudiants ne peut se faire à effectifs titulaires constants...), et hors de ce monde via une meilleure reconnaissance du doctorat.

Les étudiant-e-s des premiers cycles doivent-ils/elles se sentir concerné-e-s ? Oui ! l’augmentation du nombre d’étudiants ne peut se faire sans une réflexion profonde sur le mode de financement des universités. La Marche pour les Sciences initiera cette réflexion, en se penchant notamment sur les inégalités de traitement et de chances de réussite en fonction du type d’établissement considéré.

C’est tout ? Non, les propositions de la Marche couvriront aussi la médiation scientifique et les sciences participatives, l’enseignement des sciences du primaire au lycée, et les moyens d’améliorer la culture scientifique des élus en particulier au Parlement.

N’est ce pas trop ambitieux ? Non ! car de nombreux textes et documents existent déjà mais manquent de visibilité du fait de leur dispersion. Ces documents serviront de base pour les propositions établies en partenariat avec les soutiens de la Marche. Nous ne développeront de textes nouveaux que pour les thèmes non précédemment couverts.

Pourquoi la Marche pour les Sciences sera-t-elle entendue ? Parce que vous serez nombreux, scientifiques et citoyen-ne-s, à descendre dans les rues pour le grand rendez vous du 22 avril. Parce que le niveau de soutien institutionnel et associatif à la Marche pour les Sciences est historique par le nombre, le prestige et la diversité des soutiens. Parce que les propositions seront soumises à une consultation populaire à l’automne.

Mais pour que tout cela soit possible, ne ratons pas la première étape :

SAMEDI 22 AVRIL, JOUR DE LA TERRE, DANS TOUTE LA FRANCE, MARCHONS.

Retrouvez l’info sur toutes les marches organisées : http://www.marchepourlessciences.fr/participer/les-marches-en-france/

Et puis si vous voulez regarder (et partager) une petite vidéo bien faite sur la Marche pour les sciences, regardez donc celle d’Alice aux pays des étoiles : https://www.youtube.com/watch?v=FXLa-UZuGhY ou l’interview pour France Info d’Adrien Jeantet, jeune docteur membre de la coordination nationale de la Marche : http://www.francetvinfo.fr/monde/italie/marche-pour-les-sciences-les-scientifiques-se-mobilisent_2151525.html

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