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CE disant, que fait-on ? Aspects grammaticaux et discursifs de ce en français

Deadline : 15 juin 2018

Bibliographie

CE disant, que fait-on ?

Aspects grammaticaux et discursifs de ce en français

UNIVERSITE DE STRASBOURG
6-7 décembre 2018

Argumentaire
Ce (le pronom) est à la fois omniprésent et transparent en français. Intégrant des tours plus ou
moins figés, il est souvent considéré comme une particule vide, voire un fossile des états
anciens de la langue, dont il n’y aurait plus lieu d’interroger la présence en tant que telle. Il
reste pourtant la clé de voûte des constructions à présentatif : présentatif en tant que tel ou
constituant des constructions clivées et pseudo-clivées ; particule interrogative est-ce que et
formes « renforcées » des pronoms interrogatifs qui/qu’est-ce qui/que. Il est requis devant
certaines subordonnées, des « vraies » (complétives, relatives et interrogatives/exclamatives
indirectes) comme des « fausses » (Bonnard 2001), en tête desquelles il forme ce qu’on
appelle parfois « relatif de liaison » (ce qui/que/dont...). On le trouve également devant
certaines exclamatives (ce qu’il est idiot !), il forme particule de liaison, presque à lui seul (et
ce...), avec des participes (ce faisant/disant) ou comme constituant d’un connecteur de
reformulation (c’est-à-dire). Il a aussi longtemps été à la charnière des plans énonciatifs dans
les incises de discours représenté (ce dit-il).
Parmi les objectifs du colloque de Strasbourg figurent en premier lieu l’inventaire et la
description des constructions faisant appel à ce, mais les contributions qui chercheraient à
déterminer plus précisément le rôle de ce dans ces structures – ce que ce permet
spécifiquement de faire – du point de vue de la syntaxe et de la sémantique discursive
(anaphore, opérateur ou autre – par exemple « parenthétiseur »...) seraient également
souhaitées. Des communications sur les questions suivantes sont donc attendues :
I. Syntaxe
• fonctions de ce
• ce et la modalité
• ce et la subordination
• ce et la mise en relief
• ce et être
II. Sémantique du discours
• ce et la coordination
• ce et la connexion
• ce et la parenthétisation
• ce et la hiérarchisation
• ce et l’articulation des plans énonciatifs

III. Les « concurrents ou associés » de ce
• ce et chose
• ce et ça,
• ce et il (impersonnel)
• ce et ceci ou cela
• ce ou rien (apparition ou disparition de ce)
• ce pronom et ce déterminant
Sur l’un ou l’autre de ces points, les approches qui prendraient en compte la perspective
diachronique seraient bienvenues, de même que celles qui feraient intervenir des procédures
permises par la linguistique outillée. Enfin, des études contrastives, portant sur le domaine
roman, ainsi que sur d’autres aires linguistiques, seront aussi prises en considération.
Ce colloque international entend accueillir, dans une démarche cumulative, tous les travaux
novateurs et originaux susceptibles d’interroger et d’éclairer l’une ou l’autre facette de ce
avec pour objectif d’apporter des éléments de réponse à la question-titre : CE disant, que
fait-on ?
Il est prévu de publier les principaux résultats du Colloque.
Pistes bibliographiques
APOTHELOZ D. (2018), Examen d’une famille de constructions : les constructions
identificatives, Scolia 32, à paraître.
APOTHELOZ D. & ROUBAUD M.-N. (2015), Constructions pseudo-clivées, Encyclopédie
Grammaticale du Français, <http://encyclogram.fr/util/liste.php> .
BENNINGER C. (2018), La seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien : le N chose et
les pseudo-clivées, Scolia 32, à paraître.
BERRENDONNER A. (1983), Connecteurs pragmatiques et anaphore, Cahiers de
linguistique française 5, 215-246.
BILGER M. (2002) Les séquences du type et ce, in Cornillie B., Divjak D., Mertens P. and
Swiggers P. (eds.), Structuring linguistic form (Orbis supplementa), Leuven, Peeters.
BLANCHE-BENVENISTE C. & al. (1990), Le français parlé, études grammaticales, Paris,
CNRS éditions.
BLASCO M. (1999), Les dislocations en français contemporain : étude syntaxique, Paris,
Champion.
BONNARD H. (2001), Les trois logiques de la grammaire française, Bruxelles, Duculot.
CADIOT P. (1988), De quoi ça parle ? la référence de ça pronom sujet, Le Français moderne
3-4, 174-192.
COMBETTES B. (2006), La grammaticalisation des locutions conjonctives : l’opposition que
/ ce que, Faits de langue 28, 95-106.
COMBETTES B. (2008), La Variation que/ce que, Linx 59, 15-32.
DECLERCK R. (1994), The taxonomy and interpretation of clefts and pseudoclefts, Lingua
9 : 1, 183-220.
DUFTER A. (2008) On explaining the rise of c’est-clefts in French. The Paradox of
Grammatical Change : Perspectives from Romance, in Detges U. & Waltereit R. (éds),
Amsterdam, John Benjamins, 31-56.
FLOREA L.-S. (1988), Présentatif et « configuration discursive » en français parlé : le cas de
c’est, Linx 18, 95-106.
GROUPE DE FRIBOURG (2012), Grammaire de la période, Berne, P. Lang.
KLEIBER G. (1987), Une leçon de chose : sur le statut sémantico-référentiel du mot chose,
Travaux du Centre de Recherches Sémiologiques, 53, Mars : La référence, points de vue
linguistique et logique, Université de Neuchâtel, 57-75.

KLEIBER G. (1987), Mais à quoi sert donc le mot chose ? Une situation paradoxale, Langue
Française 73, 109-127.
KLEIBER G. (2013), Démonstratif et expressivité : les démonstratifs- « titres », in Chauvin C.
et Kauffer M. (éds), Ecart et expressivité. La fonction expressive, Besançon, Presses
Universitaires de Franche-Comté, 51-70.
KUYUMCUYAN A. (2011), Syntaxe et sémantique du relatif de liaison en français moderne,
Annales littéraires de l’Université de Franche-Comté 897, 187-204.
KUYUMCUYAN A. (2018) L’extension des pseudo-clivées, Scolia 32, à paraître.
LAMBRECHT K. (2001), Framework for the Analysis of Cleft Constructions, Linguistics
39 : 3, 463-516.
LE GOFFIC P. (1993), Grammaire de la phrase française, Paris, Hachette.
LE GOFFIC P. (2005), Ce qui, ce que : C. Q. F. D., Pratiques 125/126, 25-47.
MAILLARD M. (1989), Comment ça fonctionne, Thèse d’État, Université Paris X-Nanterre.
MULLER C. (1996), La subordination en français, Paris, Armand Colin.
MULLER C. (2003), Naissance et évolution des constructions clivées en c’est ... que : de la
focalisation sur l’objet concret à la focalisation fonctionnelle, in Blumenthal P. & Tyvaert
E.-J. (éds.), La Cognition dans le temps, Tübingen, Niemeyer, 101-120.
MULLER C. (2018), L’emploi de ce dans les reprises de contenu propositionnel, Scolia 32, à
paraître.
ROUBAUD M.-N. (2000), Les constructions pseudo-clivées en français contemporain, Paris,
Champion.
ROUBAUD M.-N. & SABIO F. (2010), Les Si-Constructions et la fonction sujet en français
contemporain, Actes du CMLF 2010, http://www.linguistique francaise.org, 2161-2172.
ROUBAUD M.-N. & SABIO F. (2018), Ce qu’il y a c’est que mon portefeuille il est pas
extensible » : il y a et le pseudo-clivage, Scolia 32, à paraître.
ROUQUIER M. (2002), Les constructions liées : c’est une saine occupation que
l’horticulture, Bulletin de la Société de Linguistique de Paris XCVII, 153-186.
ROUQUIER M. (2014) L’Émergence des constructions clivées, pseudo-clivées et liées en
français, Paris, Garnier.
SABIO F. (2013), Les séquences en Si dans les corpus oraux, in Debaisieux J.-M. (éd.),
Analyses linguistiques sur corpus : subordination et insubordination en français, Paris,
Lavoisier, 317-362.
SANDFELD Kr. (1965) Syntaxe du français contemporain. I. Les pronoms, Paris, Champion.
SANDFELD Kr. (1965), Syntaxe du français contemporain. II. Les propositions
subordonnées, Genève, Droz. (1977)
TAMINE-GARDES J. (1986), Introduction à la syntaxe (suite) : les présentatifs,
L’Information Grammaticale 29, 34-36.
VAN PETEGHEM M. (1991), Les phrases copulatives dans les langues romanes,
Wilhelmsfeld, Gottfried Egert Verlag.
Comité Scientifique
ANSCOMBRE Jean-Claude (CNRS/LDI)
APOTHELOZ Denis (Université de Lorraine)
BEGUELIN Marie-José (Université de Neuchâtel)
BERRENDONNER Alain (Université de Fribourg)
BILGER Mireille (Université de Perpignan)
BLASCO Mylène (Université de Clermont-Ferrand)
BOISSEAU Maryvonne (Université de Strasbourg)
BURIDANT Claude (Université de Strasbourg)
COMBETTES Bernard (Université de Lorraine)
CORMINBOEUF Gilles (Université de Fribourg)

CREISSELS Denis (Université Lumière Lyon 2)
DEBAISIEUX Jeanne-Marie (Université Paris3 Sorbonne Nouvelle)
DELHAY Corinne (Université de Strasbourg)
DEULOFEU Henri-José (Aix-Marseille université)
DUFTER Andréas (Université de Munich)
FUCHS Catherine (CNRS)
GALATANU Olga (Université de Nantes)
HADERMANN Pascale (Université de Gand)
HELLAND Hans Petter (Université d’Oslo)
HILGERT Emilia (Université de Reims Champagne-Ardenne)
JACOB Daniel (Université de Fribourg-en-Brisgau)
KLEIBER Georges (Université de Strasbourg, USIAS)
LAGAE Véronique (Université de Valenciennes)
LEFEUVRE Florence (Université Paris3 Sorbonne Nouvelle)
LEGALLOIS Dominique (Université de Sorbonne Nouvelle, Paris 3)
LE GOFFIC Pierre (Université de Sorbonne Nouvelle, Paris 3)
MASSERON Caroline (Université de Lorraine)
MULLER Claude (Université Bordeaux Montaigne)
NØLKE Henning (Université d’Aarhus)
PIERRARD Michel (Université libre de Bruxelles)
RIEGEL Martin (Université de Strasbourg)
ROUBAUD Marie-Noëlle (Aix-Marseille Université)
SABIO Frédéric (Aix-Marseille Université)
SCHNEIDER-MIZONY Odile (Université de Strasbourg)
SKUPIEN-DEKENS Carine (Université de Neuchâtel)
VAGUER Céline (Université de Toulouse-Le Mirail)
VAN PETHEGEM Marleen (Université de Gand)
VAN RAEMDONCK Dan (Université libre de Bruxelles)
Conférenciers invités
BEGUELIN Marie-José et BERRENDONNER Alain (Universités de Neuchâtel et de Fribourg)
COMBETTES Bernard (Université de Lorraine)
KLEIBER Georges (Université de Strasbourg)
LE GOFFIC Pierre (Université de Paris 3 Sorbonne Nouvelle)
VAN PETEGHEM Marleen (Université de Gand)
Comité de pilotage
Annie KUYUMCUYAN et Anne THEISSEN (Université de Strasbourg, Scolia - UR 1339 LiLPa)
Comité d’organisation élargi
Céline BENNINGER, Daniéla CAPIN, Francine GERHARD-KRAIT, Marie LAMMERT, Hélène
VASSILIADOU (Université de Strasbourg, Scolia - UR 1339 LiLPa)

Calendrier
Date limite d’envoi des propositions de communication : 15 juin 2018
Délai d’acceptation des communications : 30 juin 2018
Tenue du colloque : 6-7 décembre 2018

Modalités de soumission des propositions de communication
– Rédiger de une à deux pages (environ 5000 caractères espaces comprises), en Times 12,
interligne simple, bibliographie incluse (six références maximum).
– Expliciter la ou les thématique(s) retenue(s). Pour les approches descriptives, préciser
quelles données seront analysées et selon quelle méthodologie.
– Envoyer les propositions anonymisées en format pdf et docx aux deux adresses
électroniques suivantes en précisant « Colloque CE » dans l’objet :
kuyumcuyan@unitra.fr
theissen@unistra.fr
Indiquer dans le message les coordonnées, le rattachement institutionnel, ainsi que le titre de
la communication.
Frais d’inscription au colloque : 120 euros (les frais d’inscription comprennent les trois
repas et les pauses sucrées des quatre demi-journées)

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