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Colloque Reformuler, une question de genres ?

Deadline : 15 décembre 2018

Bibliographie

Reformuler, une question de genres ?

17-18 juin 2019
Université de Porto, Portugal
Driss Ablali, CREM, Université de Lorraine
Matilde Gonçalves, CLUNL, Universidade NOVA de Lisboa
Fátima Silva, CLUP, Universidade do Porto

Ce colloque a pour objectif de répondre à la question de la reformulation en lien avec
la catégorie du genre aussi bien dans son acception discursive (genre de
discours/genre textuel) que sexuée (genre social). Pourquoi avons-nous parfois
besoin de connaître l’identité de genre de la locutrice/locuteur ou d’identifier les
genres textuels à l’œuvre dans une production langagière pour comprendre
comment une reformulation fait sens dans une pratique discursive orale ou écrite ?
La réponse à cette question peut varier en fonction du point de vue théorique adopté.
Le concept de reformulation s’est en effet développé dans de nombreux espaces
disciplinaires (linguistique, sémiotique, didactique et narratologie), et dans une
diversité de situations, avec des pratiques qui ne posent pas les mêmes problèmes
épistémologiques ni heuristiques, ce qui lui confère une certaine plasticité dans son
usage et sa description.
Plutôt que de se focaliser sur le champ théorique de la notion de reformulation, déjà

amplement discutée, et identifiable à travers des structures constitutives multi-
niveaux, dans ses liens avec celles de paraphrase, de glose, de reprise, d’itération,

de répétition et de transcodage, le parti pris de ce colloque consiste à poser la
question de la reformulation dans le processus de reconnaissance et d’interprétation
du sens, en orientant les réflexions et les études de cas tant du point de vue de
l’identité de genre que des genres textuels. Le genre, à la fois discursif et social, doit
être envisagé comme un ensemble de contraintes ou de conditions de possibilités du
sens reformulé. Il invite ainsi à considérer des paliers aussi étendus que ceux de la
culture, du pouvoir, de l’idéologie, de la performance, des normes sociales, de
l’esthétique ou de la technique.
L’enjeu majeur de ce colloque, qui cherche à explorer d’autres voies de recherche
pour l’apport de nouvelles catégories descriptives, consiste à considérer la
reformulation, par le biais de ses deux constituants de base – l’énoncé source et
l’énoncé reformulé –, non pas comme un simple acte de langage, mais comme un
processus sémiotique contraint par le genre textuel et/ou par l’identité de genre.
On souhaite que ce colloque international et pluridisciplinaire rende compte des
enjeux et des objectifs propres aux sciences des textes et des discours cherchant à
homologuer reformulation et genre dans l’analyse des pratiques langagières écrites,
orales, multimodales ou autres. Ce colloque sera aussi l’occasion de revenir sur les
enjeux de la dualité, genre et reformulation, d’en interroger les usages, et de dégager

ses limites, mais toujours en partant de pratiques textuelles et discursives attestées.
Concrètement, nous voudrions que ce colloque s’intérroge, non seulement sur les
pratiques verbales (littéraires, médiatiques, politiques, scolaires et universitaires...),
mais aussi sur des pratiques pluri-modales en élargissant l’empan de la description
de la dualité genre et reformulation à d’autres médias comme le cinéma, la publicité,
la photographie, etc., dès lors qu’il s’agit de confronter le caractère matriciel et
fonctionnel de la procédure de reformulation au genre.
Ainsi, et sans être exclusives, pourront être considérées les questions suivantes,
comme source d’interaction entre reformulation et genre :
- En quoi les allers et retours entre le texte et son genre, ou entre sujet et son
identité genrée affectent-ils la reformulation ?
- L’entrée par le genre textuel influence-t-elle les productions et les descriptions
de la reformulation ? Plus généralement, que pourraient nous apporter les
genres textuels pour comprendre et décrire la reformulation ?
- Peut-on repérer dans certaines pratiques langagières ou autres des
observables sémiotiques et linguistiques (sémantiques, syntaxiques, narratifs,
figuratifs, actantiels, pathémiques, prosodiques, pragmatiques, parmi
d’autres), qui rendent compte de l’impact de l’identité de genre sur les
phénomènes de reformulation ? Ou pour aller encore plus loin, l’acte de
reformulation permet-il de mettre en scène différentes féminités ou
masculinités ?
– Sur quels types d’observables s’appuie-t-on pour appréhender les activités de
reformulation sous l’angle du genre textuel dans l’interaction en contexte
didactique ?
– Quelle est la place du genre textuel en didactique comme outil d’observation
du processus de reformulation ? De quelle façon les performances de genre
des apprenants déterminent, configurent différentes formes de reformulation
dans le discours ? Est-ce que les performances de genre rendent
évidentes/intelligibles certaines formes de performances textuelles telles que
la réformulation ?
– Dans les productions plurisémiotiques et multimodales, que peut apporter une
prise en compte du genre, dans sa double acception non conjointe, de la
reformulation ? Comment les différentes formes de masculinités et de
fémininités, trans ou binaires, performent-elles dans un processus de
reformulation ?
– Comment interpréter dans les nouveaux dispositifs de communication (forums,
blogs, réseaux sociaux, tchats, etc.) l’émergence de nouvelles pratiques de
reformulation déterminées par l’identité de genre ou par les genres de textes ?
– Dans ce qu’il est convenu parfois de qualifier, en rapport avec la question
centrale de la narration, de « littérature contemporaine, ou dans les écrits à
dominante factuelle ou fictionnelle ou relevant de formes intermédiaires
(narrations documentaires, fictions « hypermodernes », récits de vie, littérature
de témoignage, etc.) », la prise en compte de l’identité de genre invite-t-elle à
repenser, à nouveaux frais, le déjà-dit reformulé ? ou comment le brouillage
des genres textuels et des frontières (fiction vs non-fiction, masculin vs

féminin, humain/animal, trans-humain/post-humain) », conditionne-t-il les
pratiques de reformulation ?
Autant de questions, théoriques et pratiques, qui conduisent à articuler
l’interaction entre reformulation et genre. Ce colloque cherchera à rendre compte
de l’état de l’art du travail accompli, de sa diversité, mais aussi, en s’appuyant sur
des propositions théoriques et heuristiques, à proposer de nouvelles catégories
descriptives nécessaires à la quête du sens reformulé.
Modalités de soumission des communications :
Les propositions de communication devront être déposées, avant le 15 décembre
2018, sur le site de la conférence à l’adresse suivante :
https://reformulerporto2019.wordpress.com/.
Les articles soumis devront décrire un travail original et novateur. Les contributions
devront contenir un état de l’art et des références à des travaux antérieurs pertinents.
Le résumé sera accompagné d’une page de renseignements pratiques comprenant :
nom, affiliation, téléphone, adresse postale et électronique. Les résumés (ne
dépassant pas 3000 signes) doivent être en Times 12 avec interligne simple et en
format Word ou PDF. Les contributions feront l’objet d’une double évaluation
anonyme par le comité scientifique. Le retour des propositions de contributions sera
communiqué le 20 mars 2019, et le programme du colloque sera diffusé le 15 avril
2019.
Publication :
Ces journées fourniront matière à la publication en 2020 d’un ouvrage collectif.
Langues des communications : français et portugais
Deux conférencier.e.s invité.e.s

Modalités d’inscription :
Le comité d’organisation a établi les tarifs suivants relatifs à l’inscription au colloque :
Plein tarif : 100 euros
80 euros pour les collègues portugais
60 euros pour les étudiants
Les frais d’inscription sont à régler pour des raisons logistiques au plus tard le 15
avril par virement sur le compte de l’université. Ses frais comprennent :
la participation à toutes les séances du colloque
le cocktail d’accueil
les pauses cafés

Comité d’organisation local :
Fátima Silva
António Leal
Purificação Silvano
Contact colloque :
Comité d’organisation : reformulerporto2019@easychair.org
Comité scientifique :
Julie Abbou, Université Aix-Marseille, France
Anne Beyaert-Geslin, Université Bordeaux Montaigne, France
Sémir Badir, Université de Liège, Belgique
Alpha Ousmane Barry, Université Bordeaux Montaigne, France
Ecaterina Bulea-Bronckart, Université de Genève, Suisse
Lucile Cadet, Université Paris Est Créteil, France
Andrée Chauvin Vileno, Université Bourgogne Franche-Comté, France
Georgeta Cislaru, Université Paris Sorbonne Nouvelle Paris 3, France
Chantal Claudel, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, France
Marion Colas Blaise, Université du Luxembourg, Luxembourg
Nicolas Couégnas, Université de Limoges, France
France Dhorne, Université Aoyama-Gakuin de Tokyo, Japon
Isabel Margarida Duarte, Universidade do Porto, Portugal
Dominique Ducard, Université Paris Est Créteil, France
Saloua El Oufir, Université Mohammed V de Rabat, Maroc
Béatrice Fleury, Université de Lorraine, France
Valdir Flores, Université Fédérale du Rio Grande do Sul, Brésil
Sébastien Genvo, Université de Lorraine, France
Luca Greco, Université de Lorraine, France
Alexandra Guedes Pinto, Faculdade de Letras da Universidade do Porto, Portugal
Noémia Jorge, Universidade NOVA de Lisboa, Portugal
Abdenbi Lachkar, Université de Montpellier 3, France
Audria Leal, Université NOVA de Lisbonne, Portugal
Montserrat López Díaz, Université de Santiago de Compostelle, Espagne
Lita Lundquist, Copenhagen Business School, Danemark
Ana Cristina Macário Lopes, Universidade de Coimbra, Portugal
Gianfranco Marrone, Université de Palerme, Italie
Maria Aldina Marques, Universidade do Minho, Portugal
Florencia Miranda, Université de Rosario, Argentine
Hassan Moustir, Université Mohammed V de Rabat, Maroc
Henning Nølke, Université d’Aarhus, Danemark
Paulo Nunes da Silva, Universidade Aberta, Portugal
Fátima Oliveira, Universidade do Porto, Portugal
Duygu Öztin Passerat, Université Dokuz Eylül, Turquie
Ondřej Pešek, Université d Boheme du Sud, České Budějovice, République Tchèque
André Petitjean, Université de Lorraine, France
François Provenzano, Université de Liège, Belgique

Alain Rabatel, Université Lyon 1, France
Yves Reuter, Université de Lille III, France
Hamid Reza Shairi, Université Tarbiat Modares de Téhéran, Iran
Márcia Romero, Université Fédérale de São Paulo, Brésil
Isabel Seara, Universidade Aberta, Portugal
Céline Ségur, Université de Lorraine, France
Agnès Steuckardt, Université de Montpellier 3, France
Helena Topa Valentimn, Universidade NOVA de Lisboa, Portugal
Sónia Valente Rodrigues, Universidade do Porto, Portugal
Joana Vieira Santos, Universidade de Coimbra, Portugal
Patricia von Münchow, Université Paris Descartes, France
Jacques Walter, Université de Lorraine, France
Brigitte Wiederspiel, Université de Lorraine, France

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