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L’épilinguistique et le métalinguistique en linguistique énonciative

Deadline : 10 septembre 2018

Bibliographie

L’épilinguistique et le métalinguistique en linguistique énonciative

Jeudi 17 et vendredi 18 janvier 2019, Université Paris Est-Marne La Vallée

Organisé pour l’Université Paris Est par EA LISAA (groupe SEA – Lionel Dufaye) / EA IMAGER (groupe LIDIL12 – Lucie Gournay).

PRESENTATION DE LA THEMATIQUE - Les métadiscours linguistiques reposent sur des représentations plus ou moins formalisées, pouvant aller de commentaires ad hoc soufflés par l’intuition jusqu’à des analyses à visée invariante organisée en fonction de concepts théoriquement prédéfinis. Ce colloque se fixe comme objectif d’engager une réflexion sur le champ des représentations, encadré par deux types de discours que l’on désignera par commodité comme « épilinguistique » et « métalinguistique », sans toutefois leur associer d’emblée une définition puisque l’objet est précisément de laisser s’exprimer les points de vue sur la façon dont ces notions peuvent être appréhendées, en fonction des spécificités théoriques, de l’herméneutique des textes où ces notions apparaissent, ou encore les finalités que se fixe l’analyse linguistique.

On pourra notamment s’interroger sur le rôle des représentations épilinguistiques et métalinguistiques dans le contexte de la transmission des savoirs et de l’étude des phénomènes de langue. Selon le niveau et les objectifs du cadre pédagogique dans lequel on s’inscrit, dans quelle mesure le métalinguistique traduit ou cherche-t-il à se rapprocher du ressenti intuitif des élèves ou des étudiants vis-à-vis de la langue. Et dans quelle mesure est-il important d’interroger et d’interpréter l’épilinguistique de ces apprenants ? De même, comment ces concepts interviennent-ils selon que l’on travaille dans l’optique d’une langue maternelle ou d’une langue seconde ? Sans doute peut-on estimer qu’il y a chez tout locuteur de langue première une forme de discours épilinguistique qui se met spontanément en place pour tenter de traduire l’expérience intime de l’activité linguistique. Pour autant, quelle est la légitimité d’un tel discours vis-à-vis de représentations métalinguistiques qui se fondent sur l’expérience scientifique du langage ? Ainsi, quel rôle d’ajustement entre les deux discours l’enseignement peut-il prétendre opérer ?

Au niveau de la recherche, on pourra engager une réflexion sur le rôle de l’épilinguistique dans tout processus d’analyse de données à l’heure où le recours aux corpus et aux statistiques semble prendre le pas sur les estimations d’acceptabilité, qu’elles proviennent d’une introspection ou d’informateurs lambda, et dont on pourra chercher à préciser la valeur de la gradience, généralement notée sous forme de ?, ??, ???, * ou encore %. Aussi, quelle importance joue pour le linguiste l’épilinguistique dans la recherche d’une représentation métalinguistique ? Le linguiste peut-il être le locuteur comme les autres, ou son discours sur la langue est-il de fait filtré d’une manière ou d’une autre par son activité théorique ? Si l’on le considère que le discours métalinguistique repose sur une ontologie conceptuelle régulée, quelle relation conserve-t-il avec le discours épilinguistique ? En est-il une formalisation, et dans ce cas comment définir la différence entre formalisation et modélisation ? Cette dernière est-elle une étape intermédiaire entre un tâtonnement épilinguistique et une mise en forme métalinguistique ?

CONTENU DES COMMUNICATIONS - Les interrogations et les thématiques avancées dans cette courte présentation n’ont pas pour prétention d’être exhaustives, et toutes les problématiques qui aborderont la question de l’épilinguistique et du métalinguistique seront accueillies avec intérêt.

Les communications pourront porter sur des langues variées et sur tous les sujets pertinents dans le cadre de cette réflexion : qu’il s’agisse de phonologie, de morphologie, de syntaxe, de sémantique, d’acquisition du langage, d’analyse du discours… Cependant, il est indispensable que les questionnements épistémologiques et méthodologiques traités s’appuient sur des illustrations empiriques. Un document Word contenant un titre ainsi qu’un résumé d’une demi-page à un page, en français ou en anglais, devra être adressé au plus tard le 10 septembre 2018 à epi.metaling@gmail.com ; chaque résumé sera soumis pour évaluation sous forme anonyme à deux membres du comité scientifique.

NOUVEAU CALENDRIER - Remise des propositions le lundi 10 septembre 2018

L’avis du comité scientifique sera transmis au plus tard le 1er octobre 2018

Journées de colloque : jeudi 17 et vendredi 18 janvier 2019

Le colloque sera précédé d’un atelier de travail ouvert à tou(te)s avec les professeur(e)s invité(e)s le mercredi 16 janvier.

Les communications dureront 30 minutes + 10 minutes de discussion. Le lieu du colloque : Université Marne-La-Vallée, Cité Descartes. Plus de précisions seront communiquées en temps utile.

ORGANISATEURS - Lionel Dufaye, Université Paris Est, EA LISAA, équipe SEA / Lucie Gournay, Université Paris Est, EA IMAGER, équipe LIDIL12.

COMITE SCIENTIFIQUE –

Joëlle Aden, Université Paris Est Créteil

Christine Copy, Université Pau Pays de l’Adour

Bruno Courbon, Université de Laval - Canada

Sarah de Voguë, Université Paris Ouest Nanterre

France Dhorne, Université Aoyama Guakin Tokyo - Japon

Françoise Doro-Mégy, Université Paris Est Créteil

Dominique Ducard, Université Paris Est Créteil

Patrick Duffley, Université de Laval - Canada

Eric Gilbert, Université de Caen

Richard Huyghe, Université de Fribourg - Suisse

Francesco La Mantia, Université de Palerme - Italie

Raluca Nita, Université de Poitiers

Márcia Romero, Université Fédéral de São Paulo

Martine Sekali, Université Paris Ouest Nanterre

PUBLICATION - Une publication fera suite à ce colloque aux éditions Lambert-Lucas, décembre 2020. Les articles seront à envoyer en juin 2019 pour évaluation.

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