Accueil > Colloques et journées d’études > Les postures énonciatives : autour des propositions d’Alain Rabatel

Les postures énonciatives : autour des propositions d’Alain Rabatel

Deadline : 0000

Bibliographie

Colloque 8-9 novembre 2018
« Les postures énonciatives :
autour des propositions d’Alain Rabatel »

Babel et Bases, Corpus, Langage

Université de Toulon et UNS/Université Côte d’Azur
Lieu : campus de La Garde (Université de Toulon)

Amphi Dumas Y 002

Les travaux d’Alain Rabatel ont apporté des éclairages décisifs à l’analyse des
relations entre point de vue du narrateur et point de vue du personnage dans les récits de fiction, et ont permis de penser comme un continuum le passage des discours représentés aux perceptions représentées, en montrant le lien étroit entre perception et cognition. Plus largement ils ont montré qu’on ne pouvait dissocier énonciation et référenciation, et qu’une linguistique énonciative devait intégrer dans sa réflexion la question de la donation du référent à travers le lexique, l’organisation textuelle, la rhétorique et l’interaction des points de vue. Cette approche s’est révélée extrêmement féconde dans l’approche des figures, comme l’ont montré notamment les numéros de Langue française 160 (décembre 2008) et du Français moderne (LXXIX, 1, 2011), et elle a pu être étendue à l’étude du traitement médiatique des problèmes sociaux (Rabatel 2017). Elle a permis de cerner la notion
d’argumentation indirecte et de montrer comment effacement énonciatif et dimension argumentative d’un texte (qu’on opposera, avec Amossy, à la visée argumentative explicite) pouvaient avoir partie liée.
Depuis 2003, ses travaux se sont également employés à définir des stratégies
énonciatives en recourant à la notion de posture énonciative et en définissant des postures de sur-, sous- et co-énonciation.
La notion de posture énonciative a été utilisée par d’autres chercheurs, aussi bien
en linguistique énonciative qu’en analyse de discours ou en sciences de l’éducation, mais elle n’a pas encore été discutée collectivement. Ce colloque se propose d’en explorer les contours et d’en approfondir la compréhension, sans faire l’impasse sur les éventuels problèmes que la notion peut soulever lors de sa mise en œuvre.
La notion sera abordée selon cinq perspectives :
- Les relations linguistique/pragmatique dans une perspective épistémologique
- L’inscription des postures dans la matérialité linguistique
- Les postures énonciatives et la conflictualité sociale
- La variabilité des postures au fil des interactions
- Les relations entre postures, dialogisme et éthos
Alain Rabatel nous fera l’amitié de sa présence et un large temps sera consacré aux
discussions.

Comité d’organisation
Lucile Gaudin-Bordes (Université de Toulon, Babel)
Michèle Monte (Université de Toulon, Babel)
Geneviève Salvan (Université de la Côte d’Azur, Bases, Corpus, Langage)
Céline Blanc (Université de Toulon, Babel)
Emilie Devriendt (Université de Toulon, Babel)
Marion Sandré (Université de Toulon, Babel)
Olivia Tchemako (Université de Toulon, Babel)
Comité scientifique
Ruth Amossy, Tel-Aviv
Marion Colas-Blaise, Luxembourg,
Lucile Gaudin-Bordes, Toulon
Francis Grossmann, Grenoble
Anna Jaubert, Nice
Dominique Maingueneau, Paris
Véronique Magri-Mourgues, Nice
Juan-Manuel Lopez-Muñoz, Cádiz
Sophie Marnette, Oxford
Michèle Monte, Toulon
Laurent Perrin, Paris Est Créteil
André Petitjean, Lorraine
Fanny Rinck, Grenoble
Elisabeth Richard, Rennes
Laurence Rosier, Bruxelles
Geneviève Salvan, Nice
Christine Servais, Liège
Robert Vion, Aix-Marseille
Ilias Yocaris, Nice

programme_colloque_postures_e_nonciatives.pdf (PDF - 586.2 ko)
Retour à l'annuaire