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Approches linguistiques comparatives grec moderne-français

Bibliographie

Colloque international : Approches linguistiques comparatives grec moderne-français
Le champ d’études linguistiques grec moderne – français (GM-F), riche d’une longue tradition de recherches académiques, a vu au cours des dernières décennies ses ressources et productions scientifiques se développer de manière considérable. De nombreux travaux au sein des institutions et des laboratoires de recherche ont contribué au renouvellement des méthodes et des thématiques des études GM-F, tant dans le domaine de la linguistique descriptive et théorique, quel qu’en soit le cadre et le positionnement, que dans les domaines de la linguistique informatique (TAL), de la didactique, de la traduction/traductologie, de la lexicographie, pour ne citer que quelques domaines connectés à de degrés divers aux recherches linguistiques.

L’historique de ces travaux linguistiques met en évidence le mode de structuration de ce champ, selon les communautés académiques, les approches théoriques et les contextes de production. Plus particulièrement, à partir des années 80 ont vu le jour des études comparatives grec moderne-français sous forme de mémoires de Master ou de thèses de doctorat au sein de plusieurs universités (françaises). Sans viser l’exhaustivité, nous évoquons ici ces recherches par ordre aléatoire. À l’EHESS, sous la direction d’Oswald Ducrot (pragmatique et théorie de l’argumentation) ; à l’Université Lyon 2, sous la direction de Catherine Kerbrat-Orecchioni (linguistique interactionnelle) ; à Paris 7-Diderot, sous la direction d’Antoine Culioli et de Jacqueline Guillemin-Flescher (théorie des opérations énonciatives) ; à Paris 7, Paris 8 et Paris-Est Marne-la-Vallée, sous la direction de l’équipe de Maurice Gross (TAL et théorie ‘Lexique-Grammaire’) tout comme à Paris 13, sous la direction de Gaston Gross (théorie des classes d’objets) ; à l’Université Lille 3, sous la direction de Danielle Corbin (morphologie dérivationnelle – le ‘mot construit’- et structuration du lexique) et, plus récemment à Paris IV et à Utrecht, sous la direction de Francis Corblin & Henriëtte de Swart (sémantique formelle et grammaire générative).

La dimension comparative est également manifeste dans des contributions présentées à certains colloques internationaux ; citons la ICGL 5 (5th International Conference of Greek Linguistics, Paris 2005) et la ICLC 8 (8th International Contrastive Linguistics Conference, Athènes 2017).. Les sujets abordés touchent à la syntaxe (par ex. le figement, la réciprocité), la morphologie (les verbes diminutifs), la sémantique (la quantification, l’expression des émotions, la cause), la pragmatique, l’énonciation (marqueurs discursifs), le lexique, la lexicographie, l’analyse de discours, la linguistique de corpus, l’intercompréhension, l’interculturel ou l’équivalence en traduction.

Ce colloque se propose de faire le point sur les avancées les plus récentes dans le domaine comparatif GM-F et de servir de lieu de rencontre et d’échanges entre chercheurs et jeunes chercheurs travaillant dans de cadres et programmes théoriques différents. L’objectif serait d’esquisser la cartographie actuelle de ce champ et de travailler sur son potentiel et sur sa visibilité dans le paysage des SDL. L’évolution récente des modèles descriptifs, la multiplication des ressources disponibles, grâce notamment aux traitements numériques et au développement de la linguistique de corpus, ont fait émerger des approches transcendant les catégories grammaticales et/ou typologiques traditionnelles se tournant vers des données textuelles et contextuelles larges.

Dans ce paysage de recherche et de production scientifiques en mutation, plusieurs questions peuvent être formulées en lien avec les spécificités de notre domaine et servir de base à la réflexion et aux contributions à soumettre : Quels types de faits de langue aborder ? Quelle ouverture disciplinaire pour l’interprétation et le traitement des observables ? Quelle visibilité possible du champ GM-F dans le paysage académique actuel ? Quels chemins pour une ouverture interdisciplinaire, quel apport des disciplines connexes ? Quels champs nouveaux pour les recherches comparatives tant en linguistique descriptive qu’en linguistique appliquée ?

Les différentes contributions de ce colloque tendront ainsi à explorer les thèmes qui participent au renouvellement des méthodes et des approches dans ce domaine.

Pour cette rencontre inaugurale, on peut envisager un certain nombre de sujets qui offrent un panorama relativement large des thèmes de recherche développés et en cours d’exploration. À titre indicatif, des travaux portant sur les sujets de la liste ci-dessous seront les bienvenus :

 marqueurs discursifs

 détermination, indéfinis, quantification

 mode et modalité

 négation, interrogation

 morphologie dérivationnelle (diminutif, mélioratif, péjoratif, …)

Cette première rencontre servirait également de base à la formation d’un réseau académique (établissements, laboratoires de recherches, etc.) qui aurait vocation à continuer ces échanges sous forme de colloques ou de manifestations régulières organisées par les membres du réseau.

Le colloque, organisé en partenariat par le Département de Langue et Littérature Françaises de l’Université Nationale et Capodistrienne d’Athènes et le Laboratoire Sedyl (UMR 8202, INALCO-CNRS, IRD) aura lieu à Athènes en mars 2020 (date(s) à préciser).

Les collègues intéressé(e)s sont invité(e)s à envoyer leurs résumés (500 mots) en grec ou en français avant le 15 juillet 2019 à l’adresse e-mail grecmodernefrancais2020@gmail.com.

Les présentations dureront 45 minutes (30 minutes de présentation et 15 minutes pour les questions).

Organisation : Rea Delveroudi (Université d’Athènes), Sophie Vassilaki (INALCO-SeDyL) et Evangelia Vlachou (Université d’Athènes).

Liens

Site du colloque
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