Bibliographie
« DISTANCE ENTRE LANGUES, DISTANCE ENTRE CULTURES. QUELLES INCIDENCES DIDACTIQUES ? »
Journée d’étude doctorale organisée par l’école Doctorale 265 et
l’équipe de recherche PLIDAM EA 4514 INALCO
Vendredi 24 novembre 2017
INALCO, 65, Rue des Grands Moulins, salle 3.15
Dans les processus d’apprentissage et de médiation didactique des langues et cultures, la
distance est un facteur renvoyant à des indicateurs linguistiques et géographiques. Parfois
élément de motivation, parfois forme d’obstacle, elle se configure en géométrie variable selon
les langues-cultures en dialogue dans le processus, la perception diffuse dans le contexte
d'apprentissage, ou encore selon que l’on parle de la langue ou de la /des culture(s).
D'autre part, aujourd'hui, la mobilité accrue des personnes, une plus grande disponibilité de
produits culturels provenant de pays lointains et une accessibilité inédite aux informations et
instruments de communication font qu’une telle perception traverse un processus de
reconfiguration.
En même temps, la notion de distance entre les langues et de distance entre les cultures n’a
de fait pas été intégrée au niveau institutionnel, et elle est inégalement représentée dans la
construction des outils didactiques ainsi que dans les pratiques d'enseignement. De même, la
notion de "proximité" se présente aussi souvent comme un axiome fuyant les définitions.
Confronté aux transformations profondes dans les relations entre les sociétés et les cultures,
le didacticien se trouve dans la nécessité de développer une réflexion sur les implications de
la perception de la distance, afin de construire une didactique de plus en plus flexible, selon
le contexte d'apprentissage et des nouvelles finalités éducatives.
En couvrant un vaste éventail des langues-cultures – arabe, chinois, français langue
étrangère, hongroisnais, macédonien, persan – la présente journée d’étude
propose un cadre de réflexion transdisciplinaire, entre linguistique appliquée, didactique des
langues-cultures étrangères, histoire de l’enseignement, politique linguistique et géopolitique
et technologies éducatives, afin d’interroger trois « regards ».
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Regard descriptif
Distance entre les langues et les cultures, une notion transparente ?
Sur quels facteurs la perception de la distance entre les langues pose-t- elle ses fondements,
dans les domaines de la grammaire, du vocabulaire, de l’écriture ? Serait-il possible
d’identifier des facteurs objectifs et constitutifs de la distance entre les cultures dont les
langues sont porteuses ? Comment décrire la distance dans ces situations où il y a distance
linguistique mais proximité culturelle (ou vice-versa) ? Dans quelle mesure l’accessibilité aux
ressources (documents authentiques et produits culturels) et la possibilité d’interaction avec
des locuteurs natifs influencent-elles cette perception ?
Regard historique
Quelle incidence dans l’histoire de la construction de la didactique des langues-cultures ?
Dans quelle mesure le développement de l’enseignement des langues et cultures étrangères a-
t-il été influencé par la perception de la distance dans l’histoire passée ? De quelle manière
les relations politiques et culturelles entre les pays ou les régions d’afférence linguistique ou
culturelle ont-elles influencé la représentation de cette distance ? Comment telle
représentation a-t- elle évoluée à travers des descriptions linguistiques et culturelles ?
Regard contemporain
Quelle incidence de la reconfiguration de la perception de la distance sur les processus
d’enseignement/apprentissage ?
Quels facteurs déterminent l’évolution dans la perception de la distance entre les langues et
les cultures ? La mobilité des personnes, les politiques linguistiques, l’accessibilité aux
ressources (documents authentiques et produits culturels ou matériels provenant du contexte
cible), l’augmentation des possibilités d’interaction avec des locuteurs natifs (en contexte cible
ou à l’aide des réseaux sociaux) et le développement des outils informatiques pour
l’apprentissage de la langue et de la culture : quelle influence sur cette perception ?
Quelle incidence une telle reconfiguration aurait-elle sur la didactique, en matière de
détermination des objectifs éducatifs, de description et d’évaluation de la compétence
langagière et culturelle et de description de la langue et de la culture dans les manuels et en
contexte pédagogique ? Quelle incidence, encore, en matière d’utilisation des documents
authentiques, des mobilisations des représentations chez les étudiants et les enseignants et des
motivations d’apprentissage ?
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Responsable scientifique
Frine Beba FAVALORO (doctorante, PLIDAM, INALCO/Université de Macerata)
Comité scientifique
Joël BELLASSEN (Directeur de recherche, PLIDAM, INALCO)
Danielle LéVY (Ancienne PU, Université de Macerata, Transit Lingua)
Giorgio TRENTIN (Maître de conférences, Université de Macerata)
Thomas SZENDE (PU, directeur, PLIDAM, INALCO)
Geneviève ZARATE (Professeure émérite, PLIDAM, INALCO, Transit Lingua)
Comité d’organisation
Rosa CETRO (Maitre de Conférences, Université de Pise / PLIDAM, INALCO)
Frine Beba FAVALORO (doctorante, PLIDAM, INALCO/Université de Macerata)
Merci d’envoyer vos propositions de communication (un résumé d’environ 200
mots) avant le 15 octobre 2017 aux adresses suivantes :
frine-beba.favaloro@inalco.fr
rosa.cetro@inalco.fr