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Les Sciences du langage aujourd’hui : quels défis sociétaux ?

Bibliographie

Le laboratoire Langage et société de l’université Ibn Tofail -Kénitra
et le Centre de Recherche sur les médiations de l’université de Lorraine organisent un colloque international sous le titre :

Les Sciences du langage aujourd’hui : quels défis sociétaux ?

Les 26 et 27 mars 2020, à la Faculté des lettres et sciences humaines, Kénitra.

ARGUMENTAIRE

Le titre retenu pour ce colloque international vise à susciter une réflexion à caractère
double, portant d’un côté, sur l’articulation possible entre les Sciences du
langage (désormais SDL) et les autres disciplines relevant des sciences humaines et
sociales (désormais SHS) et d’un autre côté, sur les défis sociétaux et les besoins
auxquels se doivent répondre les SDL en relation avec d’autres champs disciplinaires
En filigrane, se posent plusieurs questions qui seront regroupées sous 2 axes :
Un 1e axe sera réservé à la question de classification des disciplines : que recouvrent les appellations adoptées et à quel contenu réfèrent-elles ? Les chercheurs s’appuient, dans leurs catégorisations,sur des critères spécifiques, en relation avec une posture et un point de vue. A titre d’exemple, A. Comte propose de classer les sciences comme suit : les mathématiques, l’astronomie, la physique, la chimie, la biologie et enfin la sociologie.
Dewey, quant à lui, propose un système conçu pour les bibliothèques comprenant dix
classes qui sont : philosophie, religion, sciences sociales, langues, sciences pures,
techniques, beaux-arts et loisirs, littératures, géographie et histoire, auxquelles s’ajoute une classe « généralités ». L’on peut aussi réfléchir sur les différentes listes
disciplinaires académiques proposées sous l’intitulé de « SHS » ou « Humanities » où
se trouvent regroupées la sociologie, l’anthropologie, les sciences juridiques, les
sciences économiques, les sciences du langage, l’histoire, la géographie, etc. L’on peut aussi examiner les différents découpages disciplinaires proposés dans certains systèmes éducatifs au Maroc, au Maghreb, en France, en Europe, en Amérique du Nord, etc. et les soubassements théoriques et retombées socio-économiques et pédagogiques qu’ils impliquent pour la formation.

Comment tisser des liens entre les disciplines, pour aborder le réel de façon non
parcellaire ?
Faut-il raisonner en termes de corrélations ou de relations de causalité ? Qu’en est-il de la théorie du déterminisme social (Bourdieu) et de celle de la complexité (Morin) face à un monde globalisé, caractérisé par la guerre économique, le réchauffement climatique et la montée des extrémismes ? Quelle place pour la transdisciplinarité et quels apports pour la question des rapports entre humains et non humains (notamment les machines- robots et la technologie) ?
Un 2e axe sera consacré aux défis à relever dans les différents secteurs de la vie sociale.
L’idée défendue est que l’empiricité des sciences du langage ne peut pas venir d’une
réflexion introspective de la langue. Le caractère empirique que les SDL défendent ne
peut advenir que dans la pluralité des pratiques, avec des terrains devenus incontournables pour construire des observables pouvant conduire à transformer notre rapport à nous-même et à la réalité politique et sociale, dans le but de décrire les conditions sous lesquelles on peut à la fois modéliser et accompagner concrètement le sens de nos choix de sociétés. L’un des objectifs de ce colloque est de montrer comment les SDL nous aident aujourd’hui à comprendre ces choix, en apportant des réponses appropriées, adossées à des applications trouvant usage dans des secteurs aussi variés que ceux de l’éducation, de la santé, du développement durable, de l’accès à l’énergie, l’agriculture, la gouvernance, la sécurité, les droits de l’homme et des populations, etc.
En questionnant les pratiques langagières, les SDL pourraient participer aussi à
interroger les « modes d’existence » sociaux, politiques, médiatiques, institutionnels
pour penser les enjeux politiques et économiques contemporains, et encourager un
dialogue interdisciplinaire fructueux entre les SDL et la sociologie, la psychologie,
l’histoire, l’anthropologie, les sciences politiques et les disciplines de la santé.
Notre souhait est que ce colloque international et pluridisciplinaire rende compte des
enjeux et des objectifs propres aux sciences des textes et des discours cherchant à
homologuer langage et défis sociétaux dans les pratiques langagières écrites, orales,
multimodales ou autres. Des thématiques sans exclusive peuvent être retenues pour
comprendre ces défis, comme la crise migratoire, la violence conjugale, la religion et le fait religieux, la protection de l’enfance, le suicide et la souffrance sociale, le
réchauffement climatique, le genre social, les libertés individuelles, la citoyenneté, la
liberté d’expression, etc.
Ce colloque sera aussi l’occasion de revenir sur les enjeux de la dualité entre langage et société, d’en interroger les usages et d’en dégager les limites, mais toujours en partant de pratiques linguistiquesorales et écrites (textuelles et discursives) attestées.
Concrètement, nous voudrions que ce colloque puisse susciter une réflexion non
seulement sur les pratiques langagières verbales mais aussi sur des pratiques pluri-
modales en élargissant l’empan à d’autres médias comme la publicité, la photographie, le cinéma, le chant, les réseaux sociaux, dès lors qu’il s’agit d’interroger ces pratiques dans leur terreau discurif et textuel, en dressant des passerelles entre leurs textes et leurs discours et les défis sociétaux qui les animent.

Comité scientifique :
Ablali, Driss - Université de Lorraine ; Abou El Azm, Abdelghani- Université Hassan II-Casablanca ; Afkinich, Taoufik
– Université Ibn Tofail – Kénitra ; Amar, Abdelaziz - Université Ibn Tofail – Kénitra ; Bahmad, Malika - Université
Ibn Tofail – Kénitra ; Bahraoui, Hassan- Université Mohamed V – Rabat ; Bellamqaddam, Jamila - Université Ibn
Tofail- Kénitra ; Bendahmane, Hanane - Université Ibn Tofail – Kénitra ; Ben Msila, Anouar - Université Moulay
Ismaïl – Meknès ; Benlakhdar Mohyeddine - Université Sidi Mohamed Ben Abdellah – Fès ; Bezzazi Abdelkader-
Université Mohammed 1er – Oujda ; Blanchet, Philippe – Université de Rennes 2 ; Boissonneault, Julie – Université
de Laurentienne – Sudbury ; Boukous, Ahmed – IRCAM – Rabat ; Boukhriss, Faouzi - Université Ibn Tofail – Kénitra,
Brigui Fouad – Université Sidi Mohamed Ben Abdellah – Fès ; Chnane Davin, Fati- Université d’Aix-Marseille ;
Colonna, Romain- Université de Corse ; Couégnas, Nicolas - Université de Limoges ; De Robillard, Didier –
Université de Tours ; Denooz, Laurence - Université de Lorraine ; Ducard, Dominique - Université de Paris Est
Créteil ; El Amrani, Hafida - Université Ibn Tofail – Kénitra ; El Gouak, Brahim - Université Ibn Tofail – Kénitra ; El
Hadri , Abdennour - Université Ibn Tofail – Kénitra ; Eloy, Jean Michel – Université de Picardie- Amiens ; Es-sayedi,
Mohammed – Université Mohamed V – Rabat ; Hdouch, Youcef - Université Ibn Tofail – Kénitra ; Fadi Jaber -
Université de Lorraine ;Falous, Ali - Université Moulay Ismaïl – Meknès ; Gonegai, Abdelkader -Université Hassan
II- Casablanca ; Kembouche Mohammed - Université Mohamed 1er – Oujda ; Lachkar, Abdenbi - Université de
Montpellier ; Ledegen, Gudrun- Université de Rennes 2 ; Messaoudi, Leila – Université Ibn Tofail- Kénitra ;
Meskine Driss- Université Moulay Ismaïl – Meknès ; Peters, Manfred - Université de Namur ; Qranfal, Hassan -
Université Chouaib Doukali- El Jadida ; Reguigui, Ali - Université de Laurentienne – Sudbury ; Sbihi, Soraya -
Université Ibn Tofail- Kénitra ; Yaktine , Said - Université Mohamed V – Rabat ; Wiederspiel, Brigitte - Université
de Lorraine

Comité d’organisation :
Enseignant.e.s chercheur.e.s Ablali Driss - Université de Lorraine ; Afkinich Taoufik - Université Ibn Tofail-
Kénitra ; Amar Abdelaziz - Université Ibn Tofail- Kénitra ; Bahmad malika - Université Ibn Tofail- Kénitra ;
Bendahmane Hanane - Université Ibn Tofail- Kénitra, Bellamqaddam Jamila - Université Ibn Tofail- Kénitra ; El
Amrani Hafida - Université Ibn Tofail- Kénitra ; El Gouak, Brahim - Université Ibn Tofail- Kénitra ; Louiz, Driss -
Université Ibn Tofail- Kénitra ; Messaoudi, Leila - Université Ibn Tofail- Kénitra ; Ouassou, Ali – Université Cadi
Ayyad – Marrakech ; Sbihi, Soraya - Université Ibn Tofail- Kénitra ; Terrada, Zohra - Université Ibn Tofail- Kénitra ;
Eighighi, Zouhir - Université Ibn Tofail- Kénitra
Doctorant.e.s du laboratoire Langage et société : Aboumerrouane, Amal ; Bassaoui, Samir ; Benkhira, Fadoua ;
Bennis, Hind ; Essahb, Jihan ; Hajji, Fatima Ezzahra ;Hakimi, Mohammed ; Hilli, Hakim ; Hrificha, Imane.
Langues de travail : français – arabe – anglais
Adresse du colloque : sdl_mars2020@outlook.fr
Date butoir de réception des propositions : 20 janvier 2020
Frais d’inscription (dossier du colloque + 2 repas + pause-café) :
Statut Montant
Enseignant.e.s Chercheur.e.s du Nord 100 euros
Chercheur.e.s Chercheur.e.s du Sud 50 euros
Doctorant.e.s 30 euros
NB – Prière de remplir le formulaire de participation (en pièce jointe).

Liens

Site du colloque
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